samedi 15 novembre 2008

L'enterrement, on est passés par l'église catholique, vu qu'une partie de la famille s'adonne à ça. Ca permet de se rappeler qu'une de leurs inombrables tactiques de shadocks est d'être plus chiants que la mort et comme pour tout ce qui s'opose aux plus élémentaires principes de prophylaxie mentale, ils y excellent. Heureusement j'ai trouvé l'église très jolie et heureusement ma soeur et Félix son fils ont fait des speech sur maman en français qui nous ont changé des phrases moulées en plâtre. Je ci-jointe:


Christine: Je vous envoie le discours de Félix. Deux erreurs à mes yeux: d'abord, même sans la foi, Maman n'aurait pas trouvée "incongrue" une messe d'enterrement, qualifiée par le banquier de "réunion", ensuite, elle avait le culte de la personnalité !!


Félix: Ma grand-mère, Amé, était une femme qui n'aimait pas se mettre en avant. Si elle pouvait s'exprimer aujourd'hui, elle trouverait sans doute notre réunion ici incongrue. Je l'imagine presque nous dire à tous d'un ton surpris et un peu agacé "mais vous n'avez rien de mieux à faire ?". Pourtant, comme l'a dit Maman (ma Maman à moi), c'était une femme de caractère, qui ne manquait pas de personnalité et de courage pour défendre ses principes. Elle n'aurait pas accepté d'être considérée comme une héroïne car elle avait en horreur le culte de la personnalité, mais elle en avait sans doute le courage et la force d'âme.

Un petit détail m'a beaucoup marqué dans mon enfance. Petit, je détestais les soupes de légumes (c'est encore le cas aujourd'hui). Mon père qui a lui aussi une force de caractère peu commune, s'était mis en tête de ne pas tenir compte de cette aversion, ce qui déclenchait à chaque dîner des scènes dont nos voisins se souviennent sans doute encore aujourd'hui. Personne, même ma mère, n'avait jamais osé intervenir dans ces duels de mâles, que je perdais toujours, mais jamais sans vendre chèrement ma peau.

Personne...sauf Amé. Un jour, au Translon, alors que l'habituelle scène de cris battait son plein devant un public familial résigné, elle s'est levée, tout simplement, a pris mon assiette de soupe, et a déclaré calmement : "tant que je serai là, cet enfant ne mangera plus de soupe ici." Cela n'a l'air de rien, mais aux yeux du petit garçon que j'étais, il fallait être une héroïne pour oser faire ça à mon père. Aujoud'hui, tu n'es plus là pour me défendre, Amé, mais tu nous as transmis beaucoup plus que tu ne l'imagines : tes valeurs, ton courage, ton goût pour les bonnes manières, et ta joie de vivre simplement, au service du bonheur des autres. Et je t'en remercie.

Mais comme tu n'aimes pas être au centre de l'attention, je sais que tu apprécierais que je souligne que d'autres que toi méritent aussi nos remerciements et notre admiration aujourd'hui. Ce sont tes enfants, Christine, Thierry et François, qui se sont relayés et dévoués à tes côtés et à ceux de ton mari, jour après jour, nuit après nuit, repas après repas, pendant de longs mois, jusqu'aux limites de l'épuisement moral et physique, pour te permettre de mourir chez toi, entourée des tiens, et dans la dignité. Ce cadeau là est le plus beau et le plus admirable hommage que tes enfants pouvaient te faire, et Dieu sait qu'il leur a fallu du courage et de l'amour pour te l'offrir. Je sais que tu es fière d'eux. Moi aussi. (13 Nov. 2008)




Voici le texte que Christine a lu à la messe d'enterrement:



MAMAN

Nous sommes venus dire adieu à « Claude Franck Mignon », c’est ainsi qu’elle déclinait son identité et signait. Elle m’appelait « Mignonne », je l’appelais « Maman ». Son corps martyrisé par la maladie va être enseveli aujourd’hui. Je voudrais dire quelques mots sur son âme, parce que c’est surtout elle, l’âme qu’on croit invisible, et qu’on accuse parfois d’être une illusion, qui est présente ici. Pas seulement du fait que nous nous trouvons dans une église, mais parce que les personnes dans cette assemblée qui ont bien connu cette femme, qu’ils l’aient appelée « Coco », Maman, Amé, Madame Mignon ou Claude, ont eu affaire à sa force d’âme, à une âme d’une force peu commune.

Claude Senart, épouse Mignon, a vécu à la fois énergiquement et modestement. Elle était vivante et gaie, mais toute en retenue ; même « pompette », une expression à elle, elle n’a jamais osé plus que des fou- rires. Elle connaissait parfaitement les usages du monde et nous aimions la questionner sur les règles du « bien vivre ». Je crois que si elle était non seulement« bien élevée » mais désireuse de l’être et de nous transmettre quelques principes de base, c’était par le souci, permanent chez elle, de ne pas offusquer les autres, au contraire, de les mettre à l’aise. Son souci d’élégance ne se concevait que moral, et c’est pour cela qu’elle ne racontait pas de blague tout en ayant le sens et le goût de l’humour. Elle aimait rire, les hommes de la famille ont toujours su la faire rire aux éclats.

Elle fut une inlassable amoureuse de son mari, elle a adoré son rôle de très jeune mère en temps de guerre. Son courage, son adresse et sa débrouillardise ont tissé pour mon père des souvenirs de bonheur. Quand il a fallu travailler, elle a été une secrétaire d’avocat très efficace, dévouée à Papa et à nous, rapide en besogne, infatigable. Elle tenait les comptes, tapait à la machine, tricotait, cousait, assurait les courses, les repas, aidée quelque temps par des personnes à l’égard desquelles elle éprouvait les mêmes sentiments et usait des mêmes égards que si elles avaient fait partie de la famille. Mais elle préférait de loin s’occuper elle-même de tout ; l’idée d’être servie lui causait de la gêne et elle parlait des « riches » avec un ton d’hostilité qui lui venait non de la distance mais de la trop grande proximité où elle avait été de ces gens-là. Quand mon frère Thierry et moi, nous sommes devenus jeune homme et jeune fille, elle a réussi à recharger son emploi du temps en nous donnant un petit frère. Elle a été profondément heureuse de cette maternité. Nous avons eu aussi une chienne et quand elle disparut, une autre, plus grande, plus affamée de promenades, et ainsi de suite jusqu’à la naissance des petits-enfants grâce auxquels elle put, jeune encore, renouveler ses efforts et ses joies, tout en renouvelant aussi le chien, dont la vie est trop courte mais qui, quelle que soit sa race, n’aurait pas échangé sa vie chez nous contre une vie de centenaire ailleurs. C’est à cette époque que nous sommes devenues très amies.

J’ai éprouvé cette « sympathie » spéciale quand, à l’été 1972, j’ai récupéré en Guadeloupe mon deuxième fils, alors âgé de deux ans, qui lui avait été confié pendant deux à trois semaines. L’enfant m’était ramené par une amie. Je revois son regard, quand je l’ai posé devant moi pour le contempler, regard un peu perdu : « où elle est Amé ? » D’un coup, je n’ai plus été moi, la mère qui retrouve son enfant, j’étais ce petit, qui s’était cramponné à sa grand-mère à Roissy, qui ne voulait pas la quitter et surtout, j’étais elle, ma mère, brisée par cette séparation. A la place de ma joie, j’éprouvais son chagrin.

Maman a été une grand-mère éprise de justice, aimant nourrir, cajoler, aider les petits à grandir. Mes parents aimaient tous deux l’effort physique. Au Translon, il y eut d’innombrables parties de tennis, d’innombrables promenades à pied, d’innombrables tablées du Dimanche avec d’énormes pizzas qui ne ressemblaient pas du tout à celles du commerce, ni à aucune autre d’ailleurs.

De quoi donner des souvenirs d’enfance aux petits Parisiens, qui ont manié le tracteur, construit des cabanes et se sont retrouvés entre cousins. Je garde de cette époque le souvenir d’une jeunesse répartie sur trois générations, cela donne l’impression fausse mais forte que le temps n’a pas de prise. Les moments de bonheur ont un goût d’éternité.

Nous les devions, ces moments, à son ardeur au travail, elle faisait tout sans l’aide de personne, on se mettait les pieds sous la table. A eux deux, avec Papa, ils entretenaient une propriété vaste à l’intérieur et à l’extérieur. Quand ils la quittèrent pour venir à Vauxbuin, les enfants étaient des hommes et des femmes, mais ils sont venus pour les grandes occasions, le jour de l’an, des anniversaires, la présentation de leurs bébés ; elle connut huit petits arrière petits enfants. Elle tricotait des brassières inusables.

Qu’est-ce que cela a à voir avec la force d’âme ? Elle-même aurait dit : « rien du tout, je fais mon travail », et elle ne s’est jamais glorifiée de rien. C’est précisément cette modestie pure, sans affectation, son indifférence à la vanité, au snobisme, son absence d’hésitation concernant les valeurs qui orientaient sa conduite vers le bien-être des autres, sa fidélité à elle-même sans jamais quêter l’approbation, qui ont fait son style, pour moi inimitable, et sa grandeur d’âme. S’étant une fois pour toutes, puisqu’on ne lui avait pas fait faire d’études, vouée aux tâches domestiques, elle était tellement solide dans ses choix qu’il ne lui est jamais venu à l’esprit d’envier le sort de qui que ce soit. Elle avait un fond de misogynie qui devait venir de loin, de son enfance, et méprisait les « bonnes femmes ambitieuses ». Sœur Emmanuelle, oui. Mais une bonne femme ministre de la défense !! Elle me prenait à témoin. Moi, avec une belle-fille féministe dont je partageais beaucoup de points de vue, j’étais prise entre deux feux.

Elle aimait Papa, elle admirait tout en lui, même ses défauts. Préférant toujours les hommes aux femmes, l’admiration qu’elle vouait à certains lui était une source intarissable de plaisir. Mais elle avait une exigence de justice si fortement ancrée qu’elle a su admirer tout de même les deux ou trois femmes qu’elle a profondément aimées : Tcheki Cabaud et Marguerite Lorain, disparues avant elle. Simplement, sa manière d’aimer était plus de style admiratif que consolateur.

Je crois que c’est une clé pour comprendre Claude, cette capacité d’admiration, dont l’ingrédient principal n’était pas l’étonnement mais le désir de dévouement et de foi jurée qui caractérisait son âme. Elle a eu une enfance malheureuse. Confiée trop souvent dans sa petite enfance à une grand-mère fort riche, injuste par principe et un brin sadique, que nous avons haie de confiance sous le nom de « Mémé », elle a surtout connu, à l’âge de 12 ans, le malheur de perdre son père adoré. Dans les derniers mois, Maman reparlait souvent de cette tragédie familiale, c’était le regret de sa vie, que tout ait basculé faute de la présence intelligente et charmante de ce père de conte de fées. Le choix qu’elle a fait ensuite, comme pour en finir au plus vite avec l’enfance et la dépendance maternelle, de tomber amoureuse à mort et pour la vie d’un jeune homme aussi jeune qu’elle, encore plus inexpérimenté et qui venait de commencer des études de droit, aurait pu être catastrophique, avait toutes les apparences d’une erreur aux yeux même du principal intéressé, qui donnait l’impression de s’être fait harponner, Papa. Surtout qu’en pleine guerre, le jour même où la ligne de démarcation entre zone occupée et zone libre fut abolie, le jeune couple inexpérimenté devint parental : on avait à la maison, Quai des Orfèvres, une moyenne d’âge de 11ans, mes parents, mon frère jumeau et moi.

Mais non, ce ne fut ni un échec, ni une malchance. Nos débuts dans la vie tout court ont coïncidé avec les débuts dans la vie adulte de nos jeunes parents, et ces débuts, grâce à la force de vouloir et d’aimer de Claude, même dans des temps difficiles, ont été du bonheur, et je remercie Maman de cela, de nous avoir donné, avec Papa, ce dont elle a été privée, une petite enfance, puis une enfance très heureuses.

Je parle ici à des personnes qui ont connu Claude ou Madame Mignon, à un âge mûr, puis très mûr, arpentant avec ses chiens la forêt de Retz dans tous les sens et par tous les temps. Puis, avec le troisième millénaire, est venu le temps où elle se perdait dans cette forêt qu’elle connaissait par cœur, où elle était moins adroite dans ses tricots et dans sa cuisine, où certaines tâches pourtant habituelles devenaient risquées. Elle continuait ses ouvrages devant la télé, là où elle avait réalisé des kilomètres carrés de tapisserie, mais elle ne suivait plus les films, se désintéressait de l’actualité. C’est à ce moment-là qu’elle s’est révélée toute entière, cette force d’âme qui se dissimulait derrière une heureuse routine. Du moment où elle s’est rendu compte qu’elle « devenait idiote », selon sa propre expression, tout en gardant sa lucidité, elle n’a jamais émis la moindre remarque ou plainte qui aurait pu nous mettre mal à l’aise, elle s’est faite encore plus gentille et plus discrète, plus admirative de son homme que jamais, maintenant que c’était son tour à lui de prendre la maison en charge. Nous qui nous documentions sur sa maladie, nous doutions parfois qu’elle fût malade, tant son calme, sa discrétion et sa débrouillardise donnaient le change. Papa l’accompagnait dans ses promenades, il lui arrivait encore d’être heureuse.

La fin de vie de Maman, due à un cancer d’origine inconnue, a été à la fois brutale et longue. Plus son corps lui est devenu une prison, mieux son âme intrépide et forte s’est manifestée, aussi bien aux infirmières et aides-soignantes, avec lesquelles il lui arrivait de rire, qu’à nous ses enfants, et particulièrement à l’enfant prodigue, François, qui s’était éloigné pour mieux revenir lui témoigner un amour pas ordinaire. Mère et fils ont connu des moments merveilleux que les internautes ont pu partager grâce à un « blog » d’une grâce et d’une poésie elles aussi sortant de l’ordinaire. Nous avons tous reçu de Maman d’inoubliables leçons de vie. L’élégance morale de cette décidément « grande dame » nous rend la séparation difficile ; en même temps, cette grandeur dans l’humilité a une dimension spirituelle et plaide en faveur de l’immortalité de l’âme, et donc d’un espoir de salut.

Je voudrais terminer en rendant aussi hommage à Papa. Maman n’aimerait pas que j’oublie de dire que sans lui, elle n’avait de goût à rien, et que leur plus incontestable réussite, c’est leur amour partagé.

vendredi 7 novembre 2008

10h00: Depuis le passage des infirmières qui ont confirmé qu'elle est en train de passer doucement, maman a eu une respiration assez pénible puis presque plus rien, qu'un léger mouvement dans la gorge de moin en loin et puis plus rien qu'on a reconnu qu'elle était passée. On a averti le docteur qu'a fait l'acte de décès et papa est parti voir les pompes funèbres.

jeudi 6 novembre 2008

19h30: Soupe, boudin aux pommes. Plus très faim après le boudin. Film le condor avec Robert Redford, trois étoiles dans le journal, nul à chier.


18h00: Au passage des HADettes, elles nous signalent que maman n'ayant pas uriné depuis trois jours, ses reins ne doivent plus fonctionner et que comme c'est une fonction vitale, il ne devrait plus y en avoir pour très longtemps.


14h45: J'arrive par un train qu'avait échappé à la grève. Maman est encore plus squeletique et absente. Papa et Christine vont faire un tour. Quand ils reviennent, je pars à Cora, tout frais sorti de la douche et je nous procure du boudin pour aller avec les pommes qu'avait cuites ma soeur. Comme trois boudins ça me paraît chiche, j'en prend sept.

MERCREDI 05 NOV. La grève annoncée de la SNCF, ce n’était pas pour aujourd’hui mais pour demain, raison de plus pour venir assez vite à Vauxbuin, où Papa se trouve seul, volontairement, depuis que Maman est dans un semi-coma et qu’il n’y a plus rien à « faire ».

D’une part, j’échappe à un blocage de circulation, je suis arrivée ; d’autre part, et c’est le plus motivant, après m’avoir dit au téléphone de ne pas me presser, Papa semble au contraire, d’après Thierry, souhaiter mon arrivée. Il n’y a plus à s’occuper de Maman, nourrie par une perfusion, calmée par des patches de morphine, et ne bougeant plus sur son lit anti-escarres… mais la solitude n’est « bonne » que comme un soulagement, c’est-à-dire très provisoire, et Papa angoisse à côté de cette agonie qui n’en finit pas. Son nouveau soulagement, cette fois de n’être plus seul, est visible et me récompense d’être venue sans tarder.

Les retrouvailles avec la mort de Maman sont difficiles mais moins que je le craignais, à cause de l’accueil de Papa, mais surtout des réserves de vie, de vitalité, de bonheur même que je ramène de Châteauneuf, où mes petits monstres m’ont fatiguée physiquement en me réparant moralement. Maman a un masque mortuaire mais respire presque paisiblement. Le « presque » me fait souci, je prends les instructions de Thierry au téléphone, il s’agit de tout faire pour qu’elle ne puisse pas souffrir, et je comprends que c’est à nous qu’incombe de donner les soins palliatifs. Le « réseau Cécilia » de Soissons, c’est du pipeau, ils nous laissent complètement tomber. Il faut arracher des ordonnances au grand docteur (par la taille), et ensuite au pharmacien les doses de morphine, c’est très surveillé, tout ça.

Heureusement, jusqu’au bout, on aura les Hadettes. J’ai revu avec plaisir Marion et Sabrina, on a discuté de la douleur, moi préoccupée de celle de Maman et elles de la mienne et de celle de Papa. Elles conseillent de faire quelque chose, mais du côté de « Cécilia », je leur dis qu’il n’y a rien à attendre, elles reparlent de cet infirmier que connaît Papa, et qui pourrait être utile. Moi, je leur dis que je n’irai consulter personne, vu qu’il est normal et de perdre sa mère à mon âge et d’en ressentir du chagrin, quelque soit l’âge…Et, en plus, j’ai plein de jeunes pour m’occuper l’esprit.

Présentement, pour s’occuper l’esprit de choses positives, on a « la nouvelle Amérique » du président Obama. Grâce à cela, non seulement, on retrouve l’espoir, mais Papa arrive à sortir de son chagrin et suit les infos et débats avec une attention soutenue et du plaisir !! Quand il va se coucher, j’ai deux films devant moi, le premier « le candidat » de Pollak, en VO, avec Robert Redford, d’actualité puisqu’il s’agit de la campagne d’un candidat improbable et démocrate aux élections sénatoriales. Redford est aussi blond que le vrai d’aujourd’hui est brun, mais il y a des ressemblances troublantes, ils sont trop sexy tous les deux !!

JEUDI O6 NOV. Ciel de saison, brume matinale, il pleut moins que dans le sud !! Papa, probablement réconforté par ma présence a fait le tour du cadran et est de bonne humeur. Les Hadettes font gémir maman, les manipulations restent douloureuses, je compte en parler au toubib demain.

On fait les courses ensemble avec Papa, ça me permet d’aller chez ED et d’improviser. Le déjeuner plaît bien, François annonce sa visite pour après le déjeuner, Thierry prévient que l’infirmier secourable va téléphoner pour annoncer la sienne. Je vais donc envoyer mon « blogue » tout de suite, en espérant que François prendra la relève. Mais c’est vrai qu’en l’absence de Maman, on n’a plus grand-chose à dire.