SAMEDI 18 OCT., SOIR. Papa ne semble pas plus ému que cela de la perte du petit chien et Maman est trop endormie pour s’apercevoir de l’absence. Papa range les paniers à la cave, je lui ai fait remettre le panier du salon, c’est peut-être inutile, et peut-être aussi que Maman serait contente d’apprendre que son TI-LOU a eu la fin qu’elle aurait espérée pour elle-même, on verra avec François ce qu’il convient de faire, mais pour l’instant, on fait comme si….
Il paraît que l’as de l’informatique a réussi à mettre mes mails sur son blog, donc les nouvelles circulent. J’en profite donc pour annoncer le décès ce matin de l’oncle Bernard, que j’ai vu pour la dernière fois aux obsèques de Jacqueline Merceron, sa sœur. Je n’ai aucun chagrin, Papa non plus, sauf que ça lui rappelle sa jeunesse et qu’il n’aime pas ça.
Bon, ça suffit pour aujourd’hui, Maman n’a pas faim, elle prend tout de même ses médocs.
DIMANCHE 19 OCT. Beau soleil. Papa m’a réveillée à 8h.30, les Hadettes ne sont pas encore là, mais il ne peut ouvrir le premier la porte de Maman. Elle prend les médocs, une quantité invraisemblable mais peine à déglutir. C’est le nouveau problème, elle ne mange plus suffisamment, elle n’avale pas, ça reste dans sa bouche ou ça part sur la serviette. Très vite, elle dit qu’elle n’en veut plus.
On fait un tour par Monoprix, c’est moins long que la messe et aussi distrayant, et Papa m’offre le pyjama que j’ai trouvé pour avoir chaud la nuit. Avec Papa, ça va bien, même les fois où on se renvoie des balles un peu difficiles. Exemple : « Tu te rends compte, dit-il, ces femmes, le boulot qu’elles font, quelle horreur etc. » (Il s’agit des Hadettes, je passe les détails du boulot vu par Papa). « C’est tout à fait relatif, répliqué-je, si elles savaient que tu as été juge, elles diraient peut-être « quelle horreur d’envoyer des gens en prison ! »
Maman ne donne presque plus de signes de présence, on fait une balade avant le repas qu’elle refuse de prendre, puis une après, elle dit oui pour sortir du lit, mais elle ne tient plus dans son fauteuil. J’ai signalé le fait qu’elle ne mange plus, ce sera rapporté au médecin ; on m’a dit de voir aussi si je ne pourrais pas nous procurer un autre type de fauteuil, en « coquille », où elle serait mieux soutenue. On verra demain chez Bastide.
Le Lundi, mon café est fermé, le blog repartira Mardi.