10h00: Au réseau Cecilia, je tombe comme une fleur sur ma psy à moi qui éplorée me sangote: « Où es tu? que fais tu? Il y a si longtemps, viens grand fou, je t'attends! » Donc je me précipite, ça avait l'air urgent. Bon, une fois là-bas c'était pas vraiment si grave que ça, d'ailleurs l'urgence s'était déplacée, mais on m'a indiqué les toilettes après quoi tout est redevenu à peu près correct et l'existence a pu reprendre son cours serein entre gens de bonne compagnie sachant se tenir. En infos, pour papa qui pense donc rester à Vauxbuin après le décès de maman, c'est aussi ce que recommande le réseau Cecilia, dans ces situations, de rester genre un an dans la maison. Je sais plus si ça aide à faire son deuil ou quoi, mais un truc comme ça genre... Pour la communication avec maman, on peut lui parler, la masser, être attentifs pour choper les moments où elle pourrait être plus présente. Tiens, oui, pendant que j'étais en rendez-vous, donc, avec mes bouts de cervelle étalés sur la table et nous qui trions péniblement à l'aide de molles pinces fluos et de petits tampons d'ouate vivants mais très peu sensibles, papa s'est invité sur le portable que j'avais laissé allumé, pour ça justement. Il demandait que je demande ce qu'on pouvait faire pour maman qui gémit à côté de lui. Je pose la question donc à Anne psy et puis, galant, je réponds à sa place qu'il peut essayer d'établir un dialogue où elle n'a qu'à répondre que par oui où non, qu'il peut la masser etc. Il raccroche sur ces bonnes paroles et nous on retourne à notre puzzle, sauf qu'évidemment on se rappelait plus où on avait pris quoi, que les petites bêtes ouatées étaient devenues hyperspides, que toutes les couleurs avaient changé de place et que l'immense bien-être qui m'envahissait semblait paniquer totalement ma docteur. On a tout remis dans la boîte et je suis reparti comme ça mais j'ai encore mordu personne... C'est dommage.