dimanche 28 septembre 2008

VENDREDI SOIR. Maman est arrivée en ambulance au milieu de l’après-midi, complètement épuisée, au point qu’elle ne pouvait manifester son contentement de rentrer chez elle. Elle a eu un geste d’impatience quand Papa lui a demandé, trop fort, si elle était contente. Je la vois maintenant comme une agonisante à qui il faut parler tout doucement, à qui il faut prendre la main, la tenir, et c’est tout. Je n’arrive plus à parler de choses et d’autres, comme j’ai toujours fait, elle commence à ne plus vouloir faire semblant de s’intéresser à ce qui arrive, ici ou là. Quand même, parfois, je lui tire un sourire en parlant des bébés qu’on a envie de « manger »…

On a eu rapidement la visite de l’HAD. J’avais bêtement laissé Papa aller chez son pharmacien, il a besoin de se sentir utile, et il avait oublié la moitié des médicaments. J’y suis retournée, on aura tout demain. Pour les pilules quotidiennes, peu de changement et tout est complet.

Madame Da Maïa a accompagné son gamin, venu prendre des conseils en philo.

Maman mange au lit. Pas beaucoup. Elle a surtout soif.

Nous deux Papa, après le massage, on se rend chez les Renault, qui nous reçoivent très très bien, et c’est une soirée agréable, Papa m’est reconnaissant de ne pas avoir décommandé du fait du retour de Maman, il n’aurait pas osé la laisser seule. On la retrouve endormie. La nuit, je vais la voir à 3 h., elle me parle un peu mais je n’ai rien pu comprendre, alors j’ai imaginé et répondu à des questions imaginaires. Je suis restée un peu, elle s’est rendormie et je me suis recouchée en larmes. Je pense qu’elle est en train de partir et qu’il n’y aura sans doute plus ces moments magiques que François sait raconter…

SAMEDI 27 SEPT. Très beau soleil. Jus de fruit. L’HAD est une petite blonde toute seule, à qui je propose mon aide et c’est pas de refus.

Maman veut petit-déjeuner à table, c’est très long mais ça passe. Elle est toujours aussi faible.

Le repas de midi trente à table aussi. Après une balade à vélo, je reviens à la maison, on lève Maman, elle apprécie l’air de dehors, les arbres, mais je ne sais pas ce qu’elle dit…

Bon, là je viens de donner à mon frère son week-end, la famille australienne est une dévoreuse de temps, je pense que c’est du « bon temps ». J’espère.

Je reviens Lundi à Paris. En principe…