20h00: Diner et puis Thierry file à Paris avec l'auto chargée de bibelots des mille et unes nuits pour caravansérailliser son aparte pour la venue de Delphine. L'auto devrait revenir avec Christine demain matin. Voilà.
12h30: Déjeuner. Saumon sauce à l'oseille, patates. Je pars à une heure. Toujours à butiner, ces vaches. Jamais elles lutinent? Maman a bien meilleur aspect. Elle regarde, mais elle est très muette. Elle entend, comprend. Elle boit avec un verre à tétine de là-bas. Ca se passe surprenament bien. Après, c'est des atermoiements sans fin pour les informations. Thierry arrive vers 15h et des brouettes, papa juste après. On continue en équipe notre vertigineuse quète de quelqu'un qui puisse enfin nous dire quelque chose. Papa repart faire les courses. Thierry entame un travail de sape par un autre service et disparait. Pendant ce temps maman part pour une radio du ventre. Elle revient assez rapidement puis on m'annonce que les résultats sont arrivés, qu'on attend plus que le médecin. Ca pour l'attendre on l'attend. Thierry travaille l'infirmière qui donne bien l'impression de nous mener en bateau. Ca finit qu'il arrive à voir sa médecin chef qui a l'air d'avoir beaucoup de travail mais nous accorde une entrevue bien approfondie. En gros, ils gardent maman jusqu'à mercredi, pour lui faire un lavement par sonde et peut-être un scanner.
88h88: Y'a pus d'heure, on s'en tape... Papa a peu dormi, moi non plus, mais ça m'a pas géné, j'ai fait du dinateur, bouquiné etc. Trop j'en ai marre, je décompresse en rangeant tout pour partir dans la minute si il se trouve que ça se peut. Evidemment, il y a une grève SNCF, avec mon diplôme de karmacien, j'aurais pu vous le prédire, mais trop c'est fastoche. J'ai mis à mon vélo un rétro que j'ai eu à pas cher... Ca se voit. C'est pas que j'aie un torticolis, c'est pour surveiller ma meuf en tandem. Je suis sur qu'elle me tire la langue des fois. Bon, et puis aussi pour la voir sourire, si elle sait encore... Depuis cinq ans qu'on s'est pas vus, elle a du changer... Oui, ça fait à peu près ça, cinq ans... Ca file vite, oui, t'as qu'à croire... Elle a du grandir... Je vais peut-être pouvoir me la taper... A-t-on idée, de se marier si jeune... Hum hum... Où en étions nous? Reprenons. Ici, c'est clair, je veux manger le chien. Je demande à Mme DM de me la raser puis barder à la ficelle, pas qu'elle bouge dans le four. Papa en conclut que je devrais aller au psy et ça tombe bien, j'y vais. Je fais deux fois le tour de la maison en coursant cette Tilou de malheur qui semble enchantée d'apprendre qu'elle court plus vite que moi. Au retour, papa a mis la table, y'a des fraises que j'aime tant mixer pour maman, je me retrouve comme l'autre couillon de nauffragé l'os de son chien à la main, « Pauvre médor, qu'aimait tant les os. » De l'hosto, au téléphone on nous dit qu'elle dort toujours, qu'elle est toujours à jeun pour le scanner. Ca je le dis pas à papa.