vendredi 12 septembre 2008

19h30: Au diner on est quatre, donc. Maman est toujours léthargique. Bon, si je veux l'intéresser, j'ai plus qu'à filmer tous les repas et les lui montrer après... J'hésite un peu... Surprise à la mise au lit, Marion et sa collègue ont pas mis maman en chemise de nuit... Curieuse distraction, on rectifie le tir, nous deux Mme DM. Thierry part à 21h20, faut j'y alle.

16h00: Au retour, je propose à maman le film du bois de Boulogne que j'avais en réserve. On regarde ça, ça l'amuse un peu et dans la foulée, je dis tiens, on va regarder ce que ça donne, le film du repas. Alors là, ça prend un petit air surréaliste, parceque ce repas où elle était donc assez absente la passionne soudain. Elle a les yeux grand ouverts, demande des renseignements, et pas question d'arréter, elle se le tape entier, une heure de repas de famille. Je me le retape aussi, donc. On entend surtout mon frère et curieusement pas sa soeur. Au cinéma, c'est carrément mieux dans le sens que aux moments où en live je l'aurais étranglé voluptueusement, au ciné, totalement je m'en tape. Sans ça, la conversation a pas plus d'intéret, le seul truc hallucinant, c'est la fascination incompréhensible de maman qui reste les yeux rivés sur l'écran.

15h00: Balade avec maman, arret dans les bois. Elle est toujours assez absente. On s'assied sous les arbres, un peu de kiné et le peu d'échange qu'on a, c'est de se tenir la main et des petits effleurements de doigts. Agréable.

13h30: Sieste parmi mes ordinateurs à rêver de mes bicyclettes.

12h30: Déjeuner de famille, donc. Je sais pas pourquoi ça me pète, je décide de le filmer, j'accroche la caméra à un lustre, j'appuie sur le bouton et roule ma poule. On mange bien et on raconte que des banalités sans une once de relief, ce doit être parfait comme film, je sens que j'ai pas encore pris la bonne vague pour le festival de Cannes.

10h30: Longue réunion, Thierry mène le bal et Christine arrive à placer une ou deux questions. Moi, les quelques que je me posais ont été répondues dans la foulée. Il est pas mal question des antidépresseurs de maman et de papa. Pour la suite des événements, il nous assure que ce sera sans souffrance pour maman mais ne peut pas nous donner d'estimation de temps. Il y aura un suivi du moral de papa par un infirmier voire par le médecin. Bon. Je dois zapper pas mal de trucs, vu qu'on a causé un certain temps, mais là, c'est ce qui me vient.

07h40: Arrivée de l'HAD qui par le haut-aboyeur de Tilou me réveille comme il faut. Je descend précipitamment tout mon enfarinage matinal pour tomber sur une frangine olympienne qui m'enjoint d'aller me recoucher direc. Alors il me revient que là haut m'attendent thermos de thé et tartines de trucs tout à fait alléchants, je ne me le fais pas dire deux fois... Enfin, de toutes façons pas trois, ça c'est sur. De ce moment là s'ensuit un nirvana qui se prolonge jusque sous la douche quand papa me dit qu'il va chercher Thierry à la gare. Là, déplanage instantané, petite poussée de culpabilité, je l'avais complètement oublié, celui là. Les textos rituels d'approche, de sortie de train d'atterrissage doivent rancir sur mon portable, bon, ben c'est comme ça, voilà tout. On se retrouve donc les Mignon au complet, on fraternise genre, et puis à un moment on file au rancart avec le médecin de l'HAD.