jeudi 11 septembre 2008

14h30: Arrivée du train qui me libère d'une mytho bien dosée. Je casse une petite graine que j'avais pas eu le temps de kebaber gare du nord. Je branche mon nouveau dinateur et le pauvret, il clignote. C'est émouvant. Si petit, si faible, dans ce monde de brutes... Christine part en vélo à Cora et je pense aller avec jusqu'à ce que maman se réveille alors nous partons en balade. Il fait lourd, on n'est bien que sous les arbres. On s'y arrète. Sa main a gonflé. Je soupçonne un laxisme au niveau du sel. On me dit que non. Kiné donc. Elle a des moments d'attention, pour une espèce de coquelicot rose pâle très joli et très sympathique, par exemple. Au niveau de la maison des boxers, on retrouve Christine avec son vélo surchargé de promos incroyables. Ca nous permet de finir de concert. Au dîner, je suis gâté, pizza, curry et au dessert, on me reproche que je suis gros. C'est une soeur, mais c'est une femme aussi... Enfin, pour les défauts, c'est une vraie femme... Après dîner, maman a l'air assez en forme. Mme Da Maïa passe pour le massage et après ça, maman pense plus qu'à dormir. Dommage, j'ai sous le coude un film ballade dans le bois de Boulogne et je suis impatient de le tester sur mon public favori ma maman. Bon, demain on a rendez-vous au docteur les trois enfants pour poser des questions et après il y a un déjeuner au complet nous cinq. Voilà.

Ici dessous, c'est le blog de ma soeur que j'ai retapé de la lettre qu'elle m'a passée, brut de décoffrage:

Dimanche 7. Arrivée comme d'habitude, sauf que le train est à l'heure: François venu me chercher, me découvre au milieu du parking. Je suis miss invisible pour lui. Et de nouveau, le champ de fleurs ou les fleurs en bande au bord des champs: Cosmos et Cie, mais un peu moins fraiches que la première fois (forcément). Maman n'est plus du tout éveillée, on dirait que son petit tour de piste (enchantée ou/et délirante) l'a épuisée. Elle dit quand même, elle bredouille « jour mignonne » mais elle a l'air assommé. François est aux commandes mais pour la première fois je fais monter le hamac et transporte maman du lit au fauteuil, c'est bien pratique, elle fait comme si elle ne s'appercevait de rien, je crois qu'elle n'apprécie plus mais s'est habituée et le confort pour toutes les deux est total. Le truc difficile, c'est qu'elle soit bien assise, elle a tendance à couler du fauteuil. Le dîner n'est pas bon. Comme j'ai fait un balthazar avec les Charnay à midi, peu importe. Maman mange avec nous.

Lundi 8. Il fait encore frisquet et gris, François part à Paris, après pas mal d'hésitations. Une cantine vissée sur le vélo, il part si vite que j'ai à peine le temps de le photographier avec le téléphone portable. Envoi à Thierry qui répond avec une autre photo, celle de sa chambre. Non, pas la chambre de Thierry mais celle de François, que j'ai sous les yeux, pas mal rangée. Le fait est que les objets qui entourent François et l'évoquent -un seul d'entre eux suffirait- sont très photogéniques. De couleur plutot vive. Maman est léthargique. On ne va pas très loin en promenade, elle dort tout le temps, même en mangeant.

Mardi 9. Maman est prostrée. On a fait la balade du cimetière. Il y a des dames à qui on a volé des pots de fleurs, elles vont porter plainte. Ca fait de la conversation parcequ'avec maman, rien à faire. Elle ne sait dire que « oui » ou « non » de la tête. Elle dort ou elle fait semblant. Elle veut prendre congé du monde, elle a le moral à zéro, ça se voit bien.

Mercredi 10. Il semble que l'état de maman, la léthargie, soit du à la fois à son état de santé et à son moral à zéro. Elle n'a plus de forces et elle se rend compte de cela, du coup, elle ferme les yeux. Elle ne dit rien quand elle me revoit. Je lui demande si elle s'ennuie de François elle dit « non » elle sait qu'il ne faut pas me dire qu'elle préfère être avec lui, même si elle n'a plus de forces, elle veut être « agréable » et sait qu'elle est à la fois questionnée et testée, elle répond donc que non, le problème n'est pas François. Enfin, par signes, elle le dit.... Maman qui a mieux mangé qu'hier n'émerge de son sommeil que le soir, lors du troisième passage des « filles » comme on dit maintenant que le beau Manu a disparu. Ca prouve, ouf, qu'il y a et qu'il y aura encore « des hauts et des bas », c'est à dire la vie, la vie comme elle est.

Jeudi. Il fait un temps splendide, maman est assez en forme, et on nous annonce des averses pour l'après-midi. Pas le temps de bloguer, je vais au cimetière avec maman... Voir si on a encore volé des pots ou pire, surprendre le voleur...