mercredi 3 septembre 2008

10h00: Je sors l'ordi et organise une projection pour qu'elle profite de sa forme. On refait un tour de chevreuil, je montre la manifestation à vélo à poil, le concert à Marseillan et des photos que je couple avec un concerto branlebourgeois que mon père trouve très chiant. Passe le kiné qui remarque que maman retient un peu d'eau dans la main. Ca me fait tilt et je luis soumet le débat actuel dans lequel j'avais déjà laché du terrain. Papa est témoin, trop le bol. Ouhlàlà, il dit, corticoïdes égale régime sans sel, faut s'y tenir. La dose est moindre, mais le principe c'est ça et faut pas rigoler avec. Point barre. On lui montre le chevreuil sur l'ordi et il nous raconte, à propos d'animaux que des gens qui ont un bassin en plein centre ville où y'avait des poissons se les sont tous fait manger par des hérons. Après on regarde encore des photos en musique et maman ferme les yeux, demande à s'allonger ce que nous empressons-je.

07h40: Les infirmières passent et réveillent maman. Purée de fruits avec les médocs. Maman dit que c'est délicieux. Elle avait autant apprécié au retour de balade hier. Je crois que c'est adoptable par mes coéquipiers, même si c'est fait avec du lait. Je pense même qu'avec de l'eau ça le ferait, ce qui permettrait de court-circuiter l'eau gélifiée qui fait pas des masses envie. A méditer. Papa part en courses pendant qu'on déjeune nous deux maman. Elle est stupéfiamment éveillée présente et bavarde. Elle redemande des nouvelles de la grosseur de Tilou. Je répète tout le diagnostic, les décisions. Tilou vient avec nous en balade et c'est en fait assez important pour maman qui la regarde se promener. A un moment, je la capture et montre à maman ladite grosseur. Elle me redit qu'y a que moi qui la promène en fauteuil et je nous fais un moment à nous deux pour trouver tout ce qu'on est bien ensemble. Y'en a et il reste de la place, le parc est vaste. En fait c'est pas un parc, y'a pas de cloture, on voit pas d'bout. Dans un petit passage de Vauxbuin, on fait craquer une noisette sous la roue du fauteuil. Il y a dégustation de noisettes fraiches et récolte. Elles ont une magnifique couleur d'automne, j'avais encore jamais vu ça. Au retour tout le monde arrive ensemble: Nous, Mme Da Maïa et papa. Maman demande une lime à oncle et Marianne déniche ça on ne sait où, dit qu'il faut en racheter et s'active à limer les ongles à maman. Sur une remarque de maman qui dit qu'elle a pas envie de jouer au petit chevaux, qu'elle a envie de rien, papa fait: « Elle va pas si bien que ça! » D'un ton gaillard de chasseur en goguette. Moyen.