mercredi 20 août 2008

Voilà un mail de Thierry que je reçois à l'instant qui donne des nouvelles:
Bon, après ton départ et sa promenade, Maman a passé un bon moment sur la terrasse. Mouton est arrivé. J'ai affecté la froideur en le laissant se dépatouiller avec Papa, qui m'a vite appelé au secours. L'autre cherchait manifestement à "rattraper" le client. Il a voulu faire son malin en m'expliquant qu'une de mes ordonnances arrivait à expiration sans renouvellement. Il est mal tombé : j'ai pas bronché en lâchant que le docteur qui l'avait faite me mangeait dans la main et qu'il me la renouvellerait sur simple soupir. Tu sais ce qu'il a fait ? Il l'a renouvelée lui-même aussi sec avec un air servile et complice. J'ai foutu son papier dans ma poche d'un geste las et je me suis barré à la télé. Il a entrepris Papa au sujet de Maman. Il m'a surpris, là. En moins de dix mots, il l'a complètement démoralisé. Papa que t'avais laissé en forme est venu me dire qu'il ne tiendrait pas longtemps. J'ai compris que le bon docteur avait su lui dire que Maman était foutue.
Du coup, Papa s'est mis à flipper que les HAD, dispensés de service par toi, ne viendraient pas ce soir. Je me suis tiré chez le potard pour me refaire en médoques. C'est là que j'ai compris pourquoi Mouton avait tenu à me faire l'ordonnance que je ne lui demandais pas : ça le posait aux yeux du potard qui l'a nommé plusieurs fois en collant ses stickers ! Ça sentait le marchand de farces et attrapes qui devait pour une fois sortir des grenades sur ordre de la kommandantur. Chuis reparti avec mes bombes et, du coup, j'ai acheté des gâteaux pour Maman, qu'elle a adorés.
Bon voilà.
Ah non, un truc encore ! Papa, Dieu sait pourquoi, en a marre que Maman bouffe sans sel. Il m'a entrepris en biais pour savoir si on pourrait pas arrêter les médoques qui induisent le sans sel. J'ai dit que non : il s'est capelé. Zarbi, hein ?
Profite.
24h/03h/06h