Ben dis-donc ! Tu lui as fait des magies à Papa ! C'est plus le même ! Il ne se contente plus de se réserver les vaisselles, il les fait ! Il n'achète plus des trucs à gerber en disant qu'il est gâteux, il choisit des bons trucs en la fermant. Il ne cherche plus à tout foirer, il s'applique et s'en sort très bien.
D'où, Maman et moi, on a trouvé une table toute servie à midi trente pile. Et Maman qui avait dit n'avoir "pas très faim" a dévoré méthodiquement des gambas (épluchées) à la mayo, un steack de filet purée, une salade verte, un yaourt, des gâteaux et un café !
Bon, Papa n'a pas pu s'empêcher de nous bassiner tout le temps pour qu'on aille plus vite, il s'est fâché tout rouge parce que j'avais mis trop de bouteilles de Badoit dans son frigo, et il est parti en sieste (en se réservant la vaisselle) avant le yaourt de Maman. Mais tout s'est bien passé quand même, et il ne m'a pas déshérité avant de s'endormir.
Quant à moi, j'ai mis à profit cette embellie imprévue pour gamberger la question qui devient lancinante, des fausses routes. Et naturellement, j'ai trouvé le truc et plus encore, je l'ai mis en œuvre avec un plein succès pour le coup le plus difficile dans le genre : le café !
Comme tu me fais pitié, je veux bien partager mon secret avec toi, à condition toutefois que tu ne le livres pas n'importe comment à tous les cons qui ne savent que taper dans le dos après l'accident en prenant l'air important ! Ce secret tient à deux règles simples.
Primo, tu laisses tiédir le café avant de le servir : la trop grande chaleur et la crainte qu'elle crée induisant la gorgée hésitante, vraie cause à tous les coups de la fausse route !
Deuxio, quand Maman présente le bord de la tasse à ses lèvres, tu pousses d'un doigt précis le cul de ladite tasse pour verser dans sa bouche un peu plus de café qu'elle ne le ferait toute seule. C'est là qu'il faut le coup de main : je l'ai eu trois fois de suite.
Résultat : Maman prend un bon gorgeon de café qu'elle est d'instinct obligée de garder un instant en bouche avant de l'avaler !
Total : ça donne un grand gloup sonore qui passe impec ! Et pas de fausse route ! Maman savoure pleinement son café au lieu de s'en arroser les bronches.
Sous ma ferme conduite, elle a ainsi éclusé sa tasse en trois gloups superbes avant de s'allonger pour une sieste délicieuse !
Voilà le travail !
Et ne fond pas en larmes surtout ! C'est à ta portée, j'en suis certain ! Faut que tu te fasses confiance, c'est tout.
Pendant que je t'écrivais, Papa s'est réveillé, il a fait en vitesse la vaisselle prélavée par mes soins, et il est parti se promener sereinement sur les bords de l'Aisne avec son dangereux chien-croche-pieds. Tu vois, t'y arrives quand tu veux !
Profite en attendant !
Thierry
D'où, Maman et moi, on a trouvé une table toute servie à midi trente pile. Et Maman qui avait dit n'avoir "pas très faim" a dévoré méthodiquement des gambas (épluchées) à la mayo, un steack de filet purée, une salade verte, un yaourt, des gâteaux et un café !
Bon, Papa n'a pas pu s'empêcher de nous bassiner tout le temps pour qu'on aille plus vite, il s'est fâché tout rouge parce que j'avais mis trop de bouteilles de Badoit dans son frigo, et il est parti en sieste (en se réservant la vaisselle) avant le yaourt de Maman. Mais tout s'est bien passé quand même, et il ne m'a pas déshérité avant de s'endormir.
Quant à moi, j'ai mis à profit cette embellie imprévue pour gamberger la question qui devient lancinante, des fausses routes. Et naturellement, j'ai trouvé le truc et plus encore, je l'ai mis en œuvre avec un plein succès pour le coup le plus difficile dans le genre : le café !
Comme tu me fais pitié, je veux bien partager mon secret avec toi, à condition toutefois que tu ne le livres pas n'importe comment à tous les cons qui ne savent que taper dans le dos après l'accident en prenant l'air important ! Ce secret tient à deux règles simples.
Primo, tu laisses tiédir le café avant de le servir : la trop grande chaleur et la crainte qu'elle crée induisant la gorgée hésitante, vraie cause à tous les coups de la fausse route !
Deuxio, quand Maman présente le bord de la tasse à ses lèvres, tu pousses d'un doigt précis le cul de ladite tasse pour verser dans sa bouche un peu plus de café qu'elle ne le ferait toute seule. C'est là qu'il faut le coup de main : je l'ai eu trois fois de suite.
Résultat : Maman prend un bon gorgeon de café qu'elle est d'instinct obligée de garder un instant en bouche avant de l'avaler !
Total : ça donne un grand gloup sonore qui passe impec ! Et pas de fausse route ! Maman savoure pleinement son café au lieu de s'en arroser les bronches.
Sous ma ferme conduite, elle a ainsi éclusé sa tasse en trois gloups superbes avant de s'allonger pour une sieste délicieuse !
Voilà le travail !
Et ne fond pas en larmes surtout ! C'est à ta portée, j'en suis certain ! Faut que tu te fasses confiance, c'est tout.
Pendant que je t'écrivais, Papa s'est réveillé, il a fait en vitesse la vaisselle prélavée par mes soins, et il est parti se promener sereinement sur les bords de l'Aisne avec son dangereux chien-croche-pieds. Tu vois, t'y arrives quand tu veux !
Profite en attendant !
Thierry