20h00: Passage de Mme Da Maïa qui n'a aucune notion des conventions de Genève et vient m'enjoindre de lui écrabouiller la fin de son tube de crème graisseux dans les mains alors que je suis en train de savourer ma soupe. Comme je lui dis: non, elle me réponds: si, avec tant de mauvaise foi tellement argumentée que ça me parait encore un moindre mal de m'exécuter. Le tube en plastique est tiédasse, mes pauvres doigts d'enfançon terrorisé glissent sur la matière gluante tandis que ma soupe détourne le regard, révulsée. Le suplice dure une éternité, le tube est en charpie et mes doigts saignent qu'elle en réclame encore. Je m'évanouis.
19h30: Maman prend sa soupe au lit, nouvelle oeuvre: courgettes tomates salade avec du poulet mixé avec.
17h00: (Les horaires sont pifométriques et n'engagent en rien l'auteur qui ne comptabilise pas au micronnième de seconde comme il le devrait.) Arrivée de Laetitia qui repart avec une salade et quelques tomates. Il faudrait que je voie ce jardinier pour lui dire qu'on n'est pas aussi nombreux qu'il semble le croire.
16h00: Maman accepte de se lever. Nous partons pour un petit bout de promenade et faisons demi-tour à la maison des boxers. Fatigue et retour au lit.
15h30: Arrivée des infirmiers de Cecilia (en fait c'est pas l'HAD, ça m'a fait droit à un quiproquo) Maman est restée couchée parceque fatiguée. Ils la voient et puis viennent me causer au salon. Bon, ils m'ont parlé d'aides suplémentaires possibles mais là, j'avais pas grande idée de besoin qu'on pouvait avoir, vu que ça me semble bien tourner. Ils m'ont montré un geste de serrer sous le thorax d'un coup sec pour dégager en cas de fausse route grave. M'ont dit de reprendre un rendez-vous quand Thierry sera là qu'il est plus pointu dans la logistique. Voilà. Ils ont recommandé d'avoir de l'eau gélifiée d'avance. Et puis s'ont repartis. Très chouettes, comme tout le monde qu'on rencontre dans ces équipes là.