18h00: Pendant le petit pas de deux dont je la mène au lit, maman me dit que je la gâte. Je lui réponds qu'elle m'a gâté aussi quand j'étais petit, que j'ai entendu ça encore assez souvent pour que ça aie des chances d'être fondé. Alors que c'est un juste retour des choses. Elle rigole. A peine allongée, passage de Laetitia qui dit qu'elle la trouve beaucoup mieux qu'il y a deux jours.
15h30: Petite balade rapide entre deux ondées. Sur de malheureuses petites maisons qui ne lui avaient rien fait, papa s'horrifie qu'elles soient si mal situées et qu'elles doivent être tristes dedans. Je lui réplique que c'est lui qui est triste dedans et plus loin je lui montre d'autres maisons, plus rayonnantes et lui dis « Tiens, regarde celles là, je parie que les gens dedans passent leur temps à regarder des sketches de Fernand Raynaud » A quoi il répond que c'est vrai, il a pas le coeur à rire. A la maison, maman n'a pas de désir à exprimer. Je nous installe au salon et on regarde la Traviata, une valeur sure qu'elle aime bien. Je lui gratte la tête et elle me dit « c'est divin ». A un moment, papa surgit assez remonté et m'accuse de tuer ma mère à lui faire écouter des hurlements pareils pendant deux heures. Maman interrogée répond que non, elle aime bien, c'est de la jolie musique. Je me rendais pas compte que ça s'entendait tant. Enfin, je pense que il pouvait quand-même s'isoler dans son bureau, nous on se tape sa télé de sourdingue, quand ça lui pète.