dimanche 3 août 2008

15h22: Réveil tôt de maman qui est partante pour se lever, partante pour se balader, partante pour emmener le chien. J'arrête les demandes, elle est visiblement partante pour tout. Le ciel est gris, avec des petits crachins de temps en temps mais l'air est extrèmement doux. Nous prenons le chemin de derrière, comme dabe et arrivés à la maison aux deux boxers, Tilou nous incite à prendre le chemin après la barrière qui monte à un banc récemment installé. Maman a qui je demande si elle a pas peur d'être trop secouée est totalement partante. Le chien marchant devant nous donne un rythme très recueilli et paisible. Au banc on s'installe, on est vraiment trop bien. On fait les exercices de kiné, on profite du comment qu'on est bien et l'un dans l'autre, je sais pas combien ça dure, au moins demi-heure... Ensuite, on redescend. Un moment je remarque un petit prunier couvert de petites prunes bleues. Je les tate et les trouve trop dures pour être encore mangées. Comme maman ne les voit pas je lui en prends une pour la lui montrer et à peine le fruit arrive à portée de serre, maman s'en emparre et se la fourre dans la bouche avant que je réalise bien ce qui se passe. Puis elle se la mâche passionément et recrache le noyau extrèmement satisfaite. Ensuite Cinq ou six fois à deux ou trois minutes d'intervalle, elle a répété à brule pourpoint: « Elle était vraiment délicieuse, la petite prune! ». Du coup, trop la pêche, on continue pour faire le tour du chateau. Arrivés à la route qui monte à la nationale, on regarde un peu les patures des chevaux et je propose de faire un petit aller-retour sur le joli chemin herbeux entre les prés. Pas de blème, on se faufile entre barrière et cloture éclectique et on cahote allègrement dans cette petite merveille. Histoire de mettre un terme, je dis qu'arrivé aux arbres on fera demi-tour « Oh, on pourrait continuer, on peut toujours faire demi-tour quand on veut » qu'elle me fait. Un peu plus loin, c'est: « Si si, continue, je crois qu'on peut passer. » En fait ça passait, c'était pas trop gadouilleux juste avant le chien qu'était deux et on est rentrés par l'église et le chemin que Thierry aime bien rentrer dans la voiture du maire. Voilà la balade. A l'arrivée il y avait ce qu'il fallait de pluie pour dire qu'on était juste dans les temps mais pas de quoi mouiller vraiment. Maman demande à aller aux toilettes, mais là j'attendais trop le miracle, ça s'est pas produit. Je l'avais pourtant installée comme pour un siège, petite tasse de milkshake, dument chapitrée sur l'intéret de la chose, rien du tout. Et quand je lui fais part des inquiétudes du corps médical, elle dit que ça se débloquera tout seul et du haut de ses pyramibes, m'assène: « Tu ne me connais pas! » Sans doute, mais elle a quand même dans le corps de quoi faire péter le barrage d'Assouan et la grande muraille de Chine avec, entre autres. Je sors juste d'une balade dans laquelle j'étais tout à fait l'Yves Montand du scalaire de la peur avec mon convoi de nitroglycérine, alors... Pour tenter de retrouver un peu de sens commun et revenir à des loisirs mesurés, j'ai proposé de jouer aux petits chevaux... Jamais j'avais pris une dégelée pareille. Carpette, qu'elle m'a mis, mais carpette total. Quatre parties d'affilée où je ne pouvais sortir mon premier cheval que quand elle avait rentré le sien et tout à l'avenant. « Aller, encore une partie! » Ben tiens, à sa place j'aurais certainement été tenté. J'ai été con, j'aurais du l'emmener au casino, on faisait péter la banque. Mais bon, après la quatrième partie, le niveau des piles faiblissait quand-même. Une petite heure allongée et pour le diner, elle m'a demandé à manger dans son lit. Ah oui, j'ai zappé le passage de la divine Emilie qu'on n'est pas sur de revoir si passage à l'HAD. Bon, ils ont peut-être les mêmes là-bas, on verra bien.