jeudi 31 juillet 2008

20h40: Passage de Mme Da Maïa, pliage de linge et massage de maman.

19h30: Repas pile-poil à l'heure, soupe courgettes aubergines viande moulinée et dessert de tante Odile, qui restait. Après, au lit, essai de laver les dents, mais, refus de maman plus complication technique, on fait juste un rinçage de bouche. Puis dodo.

18h00: Mme Camus passe habiller maman pour la nuit et me charge de lui laver les dents après le repas.

16h10: Petit tour vers le chemin sous les arbres. Maman se tient bien droite dans son fauteuil sans coussin. Le soutien bras de l'hopital plus un petit ruban au pied droit font qu'on roule sans souci. On se pose une demi-heure devant la grille du parc, ce qui nous donne l'occasion de connaitre une dame avec son caniche, de l'autre côté de la grille, sans doute la chatelaine.

12h42: repas décalé de 12 minutes, suite à une panique cuisinière dont Pearl Harbour peut un peu donner une petite idée. Médoc, pas le vin, le dicament. Melon de tante Odile en entrée, juste à point, nickel. Après, mon plat du jour, aubergines oignons viande à chier persil. Peut-être mon plat de la semaine, d'ailleurs parce qu'il en reste pas mal, en fait ça se voit pas vraiment qu'on en a mangé et pourtant si, il me semble bien... Maman a pris un yaourt, ce qui fait qu'elle a juste gouté un petit coin de ma tarte aux pommes et n'en a rien dit du tout. Donc c'est à moi de dire que bien que je comprenne que ce soit une innovation totale dans le domaine du bon gout, un esprit avancé ne peut que constater qu'elle est une réussite apsolue. Le four m'a posé un grave souci car je n'arrivais pas à le démarrer. Pour finir je suis y'arrivé, mais hélas sans trop savoir comment ni pouvoir rattacher la démarche à aucune logique. Je crains donc d'avoir à rejouer à cache cache avec les boutons au prochain coup.Aussi, il faut savoir qu'au départ je courais avec un sévère handicap, car j'avais résolu de recycler une confiture ratée de ma soeur. En cours de route, j'ai pu constater que quand ma soeur décidait de rater une confiture, elle s'appliquait à la rater sur plusieurs plans à la fois et qu'en sus d'être liquide, elle contenait des guirlandes de morceaux de fruits (orange) aussi énormes qu'inenvisageables à l'ingestion. Et bien, bien qu'un tantinet amère, ma tarte est tout à fait délicieuse, je vous rassure tout de suite. Après, petit café et dodo pour maman.

10h30: Retour, j'ai trouvé une baguette et un petit pain sans sel que je pense congeler tranché pour faire le pain du matin parce que je n'ai pas trouvé l'équivalent pain de mie. Tilou jubile d'être libérée, court dans tous les sens et comme bouquet final va se couvrir de brindilles, poussière et autres grattons dans un coin de haie spécialement adopté à cet effet. Maman se lève, fauteuil et terrasse. Elle se tient bien droite mais n'est pas très locace. Il y a deux magnifiques salades à côté de l'entrée, offrande du jardinier voisin, je suppose.

09h30: Départ en courses à Cora, retour une heure plus tard, genre.

07h45: Arrivée de Manu. Il souligne de bien faire attention que les alèses ne se replient pas sous maman lors des multiples changements. Un bain est programmé pour demain mais il parait qu'ensuite ce sera des filles qui viendront et seront moins vaillantes pour le bain. Petit café pour Manu et sortie. Petit dej maman, medocs, Christine appelle au téléphone, on se la fait au haut-parleur sur la table, marrant. Et puis un petit moment sur la terrasse avant de retourner siester.







06h30: Changement de position, maman endormie ne se réveille pas.

03h00: Changement de position sans paroles.

00h00: Vais changer maman de position, sans faire beaucoup de lumière. Elle me demande ce que je viens faire, qui je suis. Elle me dit qu'elle ne dormait pas.



mercredi 30 juillet 2008



21h00: Depart de Marianne, relevage du pont-levis, minage des accès divers, ammorçage des trappes et chausses-trappes. Bonsoir à Maman avec positionnement du traversin à babord. Détraversinnage prévu donc à minuit. Cool.

20h15: Entrée bien aboyée de la divine Marianne Da Maïa. petit problème de drap housse à descendre, papotage et massage, prestation de pro, petite extase sur les fleurs de Sabine, apologie enflammée du séchage du linge en plein air par opposition au séchage en cave.

19h30: C'est nous qu'on mange, maintenant. Maman se tient bien droite dans son fauteuil sans aucun coussin, elle a donc l'air bien reposée. Soupe mixée courgettes saumon, nickel, rien à dire. Je demande si ça la change pas trop le sans sel, elle répond que si je le lui avais pas dit, elle s'en serait pas apperçue. Un peu plus tard, elle me dit: « On s'en fout, du sel. » Elle prends les trois dicaments du soir, oeuf corse, yaourt et après elle reste avec moi que c'est mon tour. Bouillon de légume, reste de carottes rapées, petit fond de crème de marrons, j'entame une carrière d'ascète de l'assiette, nimbé d'une légère brume anorexique aux tons orangés...

19h15: Moment crucial s'il en est: le miam à Tilou. Aucune véléité de grève de la faim. Saucisson + coquillettes = Gloup! Voilà. Ca s'est très bien passé, c'est très bien passé.

18h15: Passage de Mme Camus pour toilette et habillage du soir. Toujours aussi souriante. Elle a demandé un verre d'eau pour laver les dents de maman. Ca me semble une bonne chose qu'on peut faire aussi nous à l'occase, parceque j'avais souvent vu maman se curer les dents avec l'ongle et la brosse doit être pas plus mal pour ça.

17h35: Visite de Mme Houem avec un joli bouquet de roses qui sentent bien bon. Elle passe un petit moment avec maman qui a perçu le parfum des fleurs et est touchée de la visite.

16h15: Petit tour en fauteuil sous les ombrages sur le petit chemin derrière, maman est fatiguée. On tarde pas trop à rentrer. Tilou fait grève de la ballade et reste assise devant le portail, nettement réprobatrice. J'attends de voir si elle ira jusqu'à la grève de la faim.

15h15: Maman demande à boire, perrier donc, changement de position dans le lit et elle demande à continuer de se reposer. J'explique qu'on est tous les deux, que papa est allé avec Christine, elle dit que c'est bien.

14h30: Départ de Papa et Christine dans la voiture de Claude avec tante Odile. Tilou, noreilles droites fouille partout, sans grand résultat. Maman roupille, un peu fatiguée de la visite. Je clos la grille du parc et rentre d'un pas de chatelain, me sentant très en bottes, culotte de cheval et monocle comme le capitaine Haddock à Moulinsart. Milou poursuit ses recherches.